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L'ENJEU SANITAIRE

L’arrêt cardiaque soudain (ACS) est de loin la première cause de mortalité et représente plus de 50% des décès accidentel. Le coût social de l’ACS est tel que la création d’un réseau national a été reconnue comme une priorité aux Etats-Unis.

La situation est très préoccupante en France. L’utilisation d’un défibrillateur cardiaque étant le seul traitement efficace contre l’ACS, nous payons chèrement notre faible taux d’équipement :

  • Un taux de survie inférieur à 7% contre 46,1% aux Etats-Unis
  • Plus de 50 000 décès par an soit presque 135 par jour

Le taux de survie est

  • 40 fois plus important s’il y a administration d’un choc électrique
  • entre 47% et 89% dans les lieux équipés.

Il est primordial d’agir vite : les chances de survie diminuent de 10 à 12% par minute. Or, selon le Ministère de l’Intérieur le temps moyen d’arrivée des secours en France est de 13mn13s, dont 2mn10s pour le traitement de l’appel. Après 3mn le cerveau et d'autres tissus subissent des lésions irréversibles.

Les défibrillateurs automatiques externes (DAE) actuellement déployés sauvent des vies : selon l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé) 30% des exploitants ont indiqué qu’un des DAE de leur parc avait déjà été utilisé sur une personne.

Le massage cardiaque (ou réanimation cardio-pulmonaire - RCP) ne suffit pas : le taux de survie est de

  • 2% si la défibrillation est effectuée 12mn après l’arrêt cardiaque
  • 8% si une RCP est effectué pendant les 12mn précédant la défibrillation

L’ACS n’est pas une question d’âge et les jeunes ne sont pas épargnés :

  • Selon le SAMU l’âge moyen de prise en charge d’un ACS et de 39,2 ans
  • l’âge moyen d’un ACS chez les sportifs de moins de 35 ans est de 17,5 ans

L’ACS est totalement imprévisible et nous concerne tous. Une anomalie cardiaque n’est présente que dans 5 à 10% des ACS et seulement 13% des victimes ont des antécédents cardiaques.

Certains facteurs augmentent le risque:

  • Tout état de choc (noyade, électrocution, etc.)
  • Stress
  • Effort importants
  • Activité physique (22% de cas, risque multiplié par 2 pour les sportifs réguliers, par 6 pour les sportifs occasionnels)
  • Surpoids
  • Hémorragies, cholestérol, diabète, facteurs génétiques (risque multiplié par un facteur supérieur à 2)
  • Tabagisme
  • Consommation d’alcool
  • Etc.

Le déploiement de défibrillateurs cardiaques se justifie aussi par la présence d’un témoin présent dans 80%  des cas, mais qui ne débute un massage cardiaque externe avant l’arrivée des premiers secours qu’une fois sur deux.

Enfin, le niveau de formation et la gestion du stress sont problématiques. Ainsi, selon l’ASMN,

  • 18% des utilisateurs ont rencontré un problème d'utilisation du DAE
  • seul 45% des secouristes dûment formés ont été capables de relever correctement le pouls. Dans 10% des interventions les secouristes ont dit percevoir un pouls alors qu’il n’y en avait pas.